Appels à communications

colloque-etudiant-appel-commAppel à communications (pdf)

L’appel à communications s’adresse à des étudiants gradués et des universitaires de différentes disciplines: études touristiques, géographie, management, marketing, histoire, urbanisme, sociologie, sciences économiques et politiques. Les approches de recherche valorisées  s’appuient aussi bien sur des méthodes qualitatives que quantitatives.

Les étudiants des cycles supérieurs dont les travaux de recherche portent sur le tourisme deviendront la main-d’œuvre hautement qualifiée dont l’industrie touristique a besoin pour son développement et son essor. Ce colloque se veut l’occasion de rencontres et de partage pour ces leaders de demain.

PROPOSITIONS DE COMMUNICATIONS

Pour soumettre une proposition de communication, veuillez envoyer un texte en français d’un maximum de 300 mots à : isabelle.falardeau.8@ulaval.ca avant le  15 janvier 2018.

Pour plus d’information à propos du colloque, vous êtes invités à consulter l'appel à communication.

Pour rédiger une proposition de communication

Voici quelques éléments que vous pouvez considérer inclure dans votre proposition de communication. Il ne s’agit pas d’un plan à respecter, mais plutôt d’un guide auquel vous référez si vous en avez besoin.

  1. Le titre (provisoire) de la communication que vous proposez
  2. Un résumé en (un ou deux paragraphe) Ce résumé peut contenir un aperçu du contexte théorique, une problématique ou question (s) de recherche, la méthodologie, les résultats ou les résultats attendus. Vous pouvez mentionner à quel stade le projet de recherche se trouve (en cours d’élaboration, en collecte de données, achevé, etc.)
  3. Une courte bibliographie partielle
  4. Une brève présentation de l’intervenant.

Voici deux exemples de propositions : la première soumise par une étudiante seule, avec références; la seconde, soumise par une étudiante comme première auteur et deux professeurs, celui-là sans références. 

Quel point de rencontre entre innovation, authenticité et développement durable à la Vallée Bras-du-Nord (Québec)

Par Isabelle Falardeau, Étudiante au doctorat en sciences géographiques,
Université Laval (Québec)

L’industrie touristique doit constamment innover face à la concurrence et aux touristes. L’innovation ne se limite pas à la création d’idées nouvelles, mais implique que la réalisation des idées novatrices doit créer de la valeur (Edwards et al., 2008 ; Hjalager, 2010). L’authenticité apparaît également comme centrale pour les organisations touristiques qui veulent attirer les touristes (Hall, 2007). Alors que l’innovation est souvent réduite à la nouveauté (Brooker et al., 2012), l’authenticité fait écho à la tradition (Cohen, 1988). Cette apparente dualité n’empêche pas le recours aux concepts combinés. Une approche de développement durable et les réseaux sont deux éléments contextuels qui permettent de les concilier. 

Il apparaît donc pertinent de s’interroger sur la rencontre entre innovation, authenticité et développement durable dans les réseaux touristiques. La communication proposée soulève deux questions. Premièrement, déterminer comment l’innovation et l’authenticité sont intégrées dans le développement de l’offre touristique. Deuxièmement, identifier comment un réseau d’organisations permet de concilier innovation et authenticité dans une perspective de tourisme durable.

 Celles-ci sont étudiées à travers le cas d’un réseau d’acteurs de la région touristique de Québec, la Vallée Bras-du-Nord. La méthodologie comprend des méthodes qualitatives (technique des groupes nominaux) et quantitatives (questionnaire quantitatif).

Les résultats préliminaires suggèrent que le succès de ce réseau est tributaire de la collaboration entre les organisations qui le composent. En effet, la Vallée Bras-du-Nord a fait le choix du modèle associatif. Cette structure, favorisant une approche durable, est identifiée comme d’une importance centrale dans l’innovation et l’authenticité perçues par les touristes. L’innovation du territoire étudié, de faible densité et dévitalisé suite à la baisse d’exploitation forestière et agricole, est de se réinventer via le tourisme. De plus, l’authenticité de l’organisation est associée à la qualité des prestations, ainsi qu’à la reconnaissance de l’industrie, incarnée par nombre de prix décernés à l’organisation. 

Références : 

Brooker, E., Joppe, M., Davidson, M. C. G., et Marles, K. (2012). «Innovation within the Australian outdoor hospitality parks industry». International Journal of Contemporary Hospitality Management, 24(5), 682-700. 

Cohen, E. (1988). «Authenticity and Commoditization in Tourism». Annals of Tourism Research, 15, 371-386. DOI: 10.1016/0160-7383(88)90028-X

Edwards, D., Martinac, I., et Miller, G. (2008). «Research Agenda for Innovation in Sustainable Tourism». Tourism and Hospitality Research, 8(1), 56-61. DOI: 10.1057/thr.2008.6

Hall, C. M. (2007). «Response to Yeoman et al: The Fakery of ‘The authentic tourist’». Tourism Management, 28(4), 1139-1140.

Hjalager, A.-M. (2010). «A Review of Innovation Research in Tourism». Tourism Management, 31(1), 1-12. 


Le littoral urbain de Québec :

Un produit touristique durable pendant la saison hivernale ?

Auteurs :

Isabelle Falardeau, Étudiante au doctorat en sciences géographiques, Université Laval (Québec)

Laurent Bourdeau, Ph.D., Professeur titulaire au département de géographie de l’Université Laval

Pascale Marcotte, Ph.D., Professeure agrégée au département d’études en loisir, culture et tourisme à l’Université du Québec à Trois-Rivières

La fréquentation des sites littoraux apparaît largement associée aux températures clémentes. Quel touriste aurait idée d’une promenade près d’un fleuve, par un vent glacial ? Et quelle ville songerait à équiper son littoral pour l’hiver, considérant les sources énergétiques nécessaires pour rendre les lieux accueillants? Est-ce à dire que les sites littoraux hivernaux seraient non-durables?

Les espaces riverains sont parmi les plus recherchés par les touristes et les résidents. Ils s’inscrivent dans la volonté de réappropriation des berges pour les résidents.  Ces espaces deviennent même des outils de marketing territorial. En plus de devoir répondre aux besoins de différents publics, la multifonctionnalité des sites littoraux apparaît comme une condition de réussite.

Le défi du climat hivernal confronte les villes nordiques. L’accessibilité des espaces littoraux se trouve ainsi souvent limitée aux saisons d’été et d’automne. Certes, plusieurs aménagements des pays du nord comportent une offre associée à l’hiver. Ces activités ou produits permettent de rentabiliser les investissements. Il n’empêche que le tourisme hivernal peut sembler «non durable», particulièrement au niveau environnemental. On peut dès lors se demander comment certaines pratiques peuvent être durables, notamment considérant les contributions sociales et économiques d’un tourisme réparti au fil des saisons.

Deux méthodes de recherche ont été utilisées pour répondre à cette question. Une analyse de contenu des sites web de villes aménagées avec une promenade ou un parc urbain le long d’un littoral a été réalisée. Cette analyse visait à inventorier les produits touristiques hivernaux et à les classifier en fonction de leur durabilité. Un entretien de groupe intégrant une technique des groupes nominaux a permis de valider la perception de la durabilité de produits touristiques hivernaux dans le cas du littoral urbain de la ville de Québec.

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